Brésil: Cailloux & Compagnie

J10 – Saco de Mamangua

Paraty

Hier soir, je vous ai dit que j’étais au bout du monde… Bien que je ne me sois pas complètement trompé, eh bien j’étais dans le presque faux… Je vous emmène avec moi au aujourd’hui, dans un endroit où même le père Noël n’a jamais mis les pieds (sauf s’il sait faire du canoë, mais j’en doute).

L’épopée

Ce matin, réveil très sympa (même si très tôt), et en plus il fait beau! Les enfants sont cools, et les sacs préparés la veille me permettent de ne pas les presser (trop) pour le départ: le bateau (la barquette à moteur) part à 8h00, le petit déj est servi à 07h30.

Je profite des premiers rayons de soleil sur le village pour capturer les différents instants sous des couleurs différentes. Déjà, les pêcheurs s’activent et organisent leur journée sur la plage.

Après avoir repris le « radeau » qui nous avait amené jusque là, nous reprenons la même estafette qui nous avait déposée près du bateau. Cette vieille trapanelle toute rouillée, en a sous la pédale, et ne rechigne pas sous l’effort, même chargée comme un buffle!

S’ensuit alors 2h de randonnées, dans la forêt vierge, pour traverser la pointe sur laquelle nous sommes, du sud au nord. C’est l’occasion pour nous de découvrir la faune et la flore de la réserve, présentée par notre guide qui nous apprend aussi les traductions associées. Mais mon téléphone n’étant pas efficace pour les prises de vues d’animaux, il y a beaucoup de choses que je n’ai pu saisir (oiseaux essentiellement).

A tout moment, de magnifiques points de vue surgissent!

Mes deux Cailloux, ont vraiment bien avancé aujourd’hui, après une rude montée d’1/4 d’heure, et le reste en montées et descentes successives (même si Paolo en avait marre). Si avait un rythme soutenu, mais ils ont tenu jusqu’au bout!

2 kilomètres à pieds…

Nous arrivons finalement au moment tant attendu de Paolo: le canoë! Cela fait trois jour qu’il me demande toutes les 10 minutes si nous allons bientôt en faire…

Ayant dans mon sac, mon téléphone et mon ordinateur portable, je suis un peu anxieux concernant la suite des évènements: Marin monte avec Si, et Paolo avec moi. Tout ce qu’il faut pour me rassurer! Et ne vous faites pas de soucis, il y a des gilets de sécurité! Ils sont ficelés au plancher du canoë, pour colmater les fuites et aider la flottaison…

Nous arrivons ensuite, après 20 minutes de canoë, dans un tout petit chenal, plein de vase, qui n’est pas assez profond pour pouvoir continuer en pagayant. Nous descendons donc, et poussons chacun notre canoe pendant une vingtaine de minutes, pour enfin arriver et les amarrer.

De là, nous continuons notre chemin dans les marécages vers le restaurant, à une dizaine de minutes de là. Nous laissons nos chaussures dans les canne, pour continuer à évoluer dans la vase, et dans la forêt vierge…

La galère en plein soleil, pour arriver jusque là !

Le restaurant du bout du monde!

12h15: Enfin arrivés, nous sommes reçus comme des rois, il faut dire qu’il n’y doit pas souvent y avoir du monde! Nous profitons des fruits cueillis dans le jardin et de la citronnade faite avec, ainsi que du panorama (composé essentiellement de forêt). Il y a dans le jardin plein d’arbres à fruits: orangers, citronniers, papayers…

Encore une fois, Marine se jette sur les feijons, tandis que Paolo fait le difficile. Je me suis pour ma part, encore un fois lâché sur le poisson!

S’ensuit une longue attente… Oui, nous sommes arrivés tandis que la marée était presque basse, il faut attendre qu’elle soit assez haut pour que le bateau puisse venir nous chercher… Nous avons donc environ 2h30 à tuer, nous n’avons rien pour nous occuper mais par chance les enfants se sont fait un copain!

Farniente au Brésil, qu’est qu’il peut y avoir de pire?

Notre hôte nous apporte aussi des dolce (douceurs) qui sont des beignets à manger en les saupoudrant de sucre mélangé à la cannelle.

Puis arrive l’heure du départ, et on recommence en sens inverse : marche dans les marécages, poussage de canoë, pagayage dans un canoë, et ensuite…

Un petit bateau nous attend, environ 2 fois plus petit que les canots que nous avons pris à Ponta Negra… et nous allons traverser tout le bras de mer, ce qui représente environ 30 minutes de bateau, pour aller à Paraty Mirym.

Paolo en a même profité pour piloter!!! Il était fier comme un pape, et je peux le comprendre!

Heureusement, la mer était calme (ou presque) et les enfants n’ont pas été malades en bateau. A Paraty Mirym, nous avons attendu le bus pendant une heure, pour rentrer à Paraty, nous laissant le temps de profiter des panoramas.

Enfin, le bus arrivant, nous avons pu rentrer à Paraty, en faisant 1h de piste chaotique et dangereuse…

Nous sommes arrivés à la pousada à la nuit tombante, nous laissant un peu de temps pour que mes deux boules puantes et moi-même prenions une douche!

Nous sommes ressortis pour manger rapidement, n’ayant pas le courage de lutter contre Paolo, nous sommes allés dans le premier restaurant de Paraty, quand nous sommes arrivés.

Exténués, nous nous sommes tous couchés sans demander notre reste!