Brésil: Cailloux & Compagnie

J12 – Tiradentes

Tiradentes

Démarrage à froid

Je suis seul, à découvert, ils sont plus nombreux, et j’ai plus de munitions…

5h04, réveil dans le froid, après une nuit mitigée. Dans le Minas, la température chute à une dizaine de degrés, et on dirait que dans la chambre il manque les carreaux des fenêtres tant il fait froid… Paolo n’en peut plus de gigoter, et dès qu’il bouge ma température corporelle chute de quelques degrés encore… Je n’ose pas dire quoi que ce soit, de peur de me faire repérer… Au final, je ne peux compter que sur moi-même, les secours ne vont pas arriver!

  • Paolo, arrête de bouger, j’ai froid!

C’est la phrase de trop, qui brise le maillon de la nuit. Bien que le soleil ne se soit mis à chanter, et que le coq soit encore couché, ma nuit, elle, est bien achevée… C’est dans la douleur que je sors de mon lit, m’habille, et démarre les enfants, qui eux aussi ne veulent sortir de leur lit bien chaud.

Finalement, vers 7h nous sortons pour profiter de l’éveil de la vie de Tiradentes, aux premières lueurs du soleil.

On a donc troqué nos shorts pour des pantalons, et nos tee-shirts par des polaires en plus de nos manteaux.

Nous croisons la gare de Tiradentes, mais nous en reparleront plus tard. Nous avons emprunté une rue se transformant en piste, bordée d’élevages et e fermes. Ca été l’occasion pour nous de croiser les acteurs principaux du théâtre qu’est la ville en période de tourisme: les chevaux. En effet, à longueur de journée, ils transportent les touristes dans la ville, quand ceux-ci ne veulent se tordre les chevilles sur les pavé.

Les mélanges de couleurs sont magnifiques, entre la verdure, les maisons multicolores, le ciel bleu, les jeux de lumière du soleil et la terre rouge typique du Minas Gerais.

Minas

La suite, vous la connaissez: un petit déjeuner royal ! Les enfants en profitent même pour visiter le jardin dans lequel pousse un bananier.

Breakfast, like home!

Le programme est le suivant: aujourd’hui prendre le train (à vapeur) qui nous emmène de Tiradentes à Sao Joao del Rei, y déjeuner puis rentrer à Tiradentes. Demain, marche en haut des montagnes pour les points de vue, avec Alessandro (le tenancier de la pousada), puis visite de Tiradentes.

9h, nous sommes à la gare afin d’acheter nos billets pour le train de 11h (il n’y en a que trois, 11h, 13h et 16h). Il ne reste plus que quelque places pour le trajet aller uniquement pour le train de 16h. Donc changement de plan: Paolo tenant vraiment à monter dans ce train, nous prenons le billet aller pour 16h (on verra bien comment on reviendra) et d’ici là, nous allons aller visiter la ville de Tiradentes!

Nous nous dirigeons vers le centre ville, et tombons sur une première église, l’Igreja de Sao Francisco de Paula, qui nous mets tout de suite dans l’ambiance coloniale de la ville. Il y a à l’intérieur, un magnifique chemin de croix peint, avec des couleurs très vives.

Igreja de Sao Francisco de Paula

Puis nous continuons à évoluer dans le centre historique, et ses rues pavées, parcourues par des charrettes tirées par des chevaux, emplies de touristes!

Les rues de Tiradentes

Nous arrivons à une deuxième église, l’Igreja de Sao Joao Evangelista, qui, toujours du style colonial rococo baroque, nous enjoue par sa décoration Les statues à l’intérieur, sont des poupées, qui sont habillées. La sainte vierge est vêture d’une robe blanche immaculée, qui la rend absolument magnifique.

Igreja de Sao Joao Evangelista

Bien que le temps soit gris, nous apprécions la douceur de la température, qui se réchauffe bien avec le soleil qui commence à arriver.

L’arrêt suivant est l’église la plus connue de Tiradentes, perchée sur le haut de sa colline et offrant une vue sur la ville et les montagnes environnantes: l’Igreja de Santo Antonio. L’entrée est payante, et il est interdit d’y prendre des photos… Nous la visitons tout de même, et les enfants sont ravis d’avoir pu voir une église de ce type: l’intérieur est presque complètement recouvert d’or, ce qui est impressionnant, bien que l’église soit sombre.

Nous profitons aussi au passage du point du point de vue qui est absolument magnifique. Avec toutes ces montagnes, je comprends mieux pourquoi nous croisons tant de mountainbikers!

Nous continuons notre chemin vers l’Igreja Nossa Senhora do Rosario, qui était une église érigée pour les esclave. Elle est elle aussi malheureusement fermée, mais je suis sûr qu’elle renferme de vrais trésors!

Les enfants sont ravis de ce qu’ils voient, bien que nous marchions beaucoup!

L’arrêt suivant se fait à la fontaine Chafariz de Sao José qui servait à approvisionner la ville en eau potable, et à faire boire les chevaux. Elle est aussi appelée « Bosque Mãe D’Água ».

Bosque Mãe D’Água

Nous arrivons vers la fin de notre tour des églises, en grimpant la colline menant à une église elle aussi fermée… Nous profitons alors du point de vue et de la flore environnante.

Nous finissons enfin la tournée des églises avec l’Igreja Nossa Senhora das Merces, qui elle aussi est sublime. Elle possède sur son flanc droit une petite chapelle, où on peut voir un christ grandeur nature, portant sa croix, et vêtu d’une tunique en velours bordeaux…

Nous prenons ensuite, assez tardivement, notre déjeuner dans un restaurant en self service. Laissant la liberté aux enfants des plats, je commande comme d’habitude, des jus de fruit mixés. Vous pouvez ainsi constater que Paolo se nourrit exclusivement de chips et de saucisses (après un sermon, il est allé manger autre chose, notamment des légumes), et Marine de riz et de feijons… En ce qui me concerne, je goute tous les plats, surtout ceux contenant du manioc!

Le dessert sera exclusivement constitué de chocolats, achetés dans un magasin spécialisé dans la fabrication du chocolat et transformation de graines de cacao.

Nous visitons, avant d’aller prendre le train, quelques ateliers locaux, qui me font regretter de n’avoir pu un container dans ma valise, tant l’artisanat local est joli.


Fumaça

S’ensuit l’activité tant attendu de Paolo: le Fumaça (train à vapeur).

A 15h45, nous attendons le train en gare de Tiradentes, afin d’aller jusqu’à Sao Joao del Rei. Ce train, ne fonctionne plus que très rarement, et nous avons eu la chance de pouvoir le prendre, car nous étions dimanche, jour de fête. Nous assistons alors à l’arrivée du train, et en plus au demi-tour manuel effectué par le personnel de la gare. U grand spectacle, avec une machine entretenue au petits oignons, propre et brillante. Un moment absolument magique, pour le grand enfant que je suis.

Fumaça do Tiradentes

Nous avons ensuite profité du trajet pendant 45 minutes, à la tombée du jour. A saint Jean du Roi, nous avons juste eu le temps de voir les vestiges du transport sur rail au Brésil…

Nous avons par la suite gagné le coeur de la ville, afin d’essayer de découvrir les richesses de cette cité avant l’apparition de la nuit (oui, il y a une rue Cachaça, elle est pour moi!).

Sao Joao del Rei

Nous nous dirigeons vers un clocher qui dépasse, Nossa Senhora do Carmo, qui semble être à la fête. Nous osons nous glisser à l’intérieur, pour prendre quelques clichés, et nous esquivons aussitôt: une célébration commence. Le peu que nous ayons vu nous ravis, car cette église est d’une grande beauté.

Les enfants étant un peu fatigués, nous rentrons en taxi à Tiradentes, pour prendre un bonne douche avant d’aller manger.

Je croise alors Alessandro, le responsable de la pousada, qui demande aux enfants s’ils veulent manger des lasagnes ce soir: je vous laisse deviner la réponse! Nous avons alors passé une très bonne soirée en compagnie des habitants de la pousada, à préparer le dîner, chanter, jouer… Les enfants se sont fait des amis, et ont été le centre d’attention de tout le monde!

21h30, les enfants tombent dans leur assiette. Je m’en vais les coucher, et me coucher par la même occasion. C’était une bonne journée, chargée, mais très agréable. C’est gelés, que nous entrons dans nos lits…