Brésil: Cailloux & Compagnie

J2 – Rio de Janeiro, Acte II

Rio de Janeiro

4h40…. La nuit fut courte, mais les cailloux sont levés. Premier contact: Paolo s’et pris une claque de sa soeur… Première sommation, la journée va être longue! Deuxième contact, pour la deuxième sommation, dix minutes plus tard: les enfants sont levés, habillés et on fait leur lits… La journée va être très longue!


Le Corcovado

Beth se réveille et nous prépare un merveilleux petit déjeuner: jus de fruits frais à la centrifugeuse, pain grillé, mangue et goyave, et chocolat au lait pour les enfants, et café pour moi.

Que du bonheur, pour démarrer la journée.

Un réveil tout en douceur!

Le temps est dégagé, le ciel est bleu, allez, on ne traîne pas, on part au Corcovado! Ici, en quelque minutes, le temps peut tourner (comme dans Ch’Nord), alors il faut se dépêcher! On s’habille en vitesse, on prend les sacs, la crème solaire (histoire de…), et on saute dans un taxi.

Arrivés au pied du Corcovado, nous montons dans le mythique petit train à crémaillère, qui escalade tant bien que mal les 700m de dénivelé qui nous séparent du monument. Paolo en profite pour faire des acrobaties, tandis que Marine, curieuse et observatrice, hésite à regarder à droite ou à gauche. La végétation est luxuriante, et la monté ardue pour ce pauvre train.

Finalement, nous arrivons à bon port, sous un soleil éclatant. Il y a un peu de monde, mais rien comparé aux Champs Elysées un samedi de soldes.

Cette fois ci (10 ans plus tard),il est bien là. Le Cristo Redentor paraît à la fois immense, et si petit à la fois. Magnifique sur son socle, dominant la baie de Rio, il veille sur la population qui s’émerveille de le voir étendre son amour, chaque jour un peu plus.

Les panoramas sont magnifiques, le ciel est d’azur, et la température très clémente (un petit 27 degrés en plein hiver, je ne vais pas me plaindre!).

Marine courre en tous points de vue, tandis que Paolo ne veut qu’une chose, c’est redescendre et prendre un taxi. Mais nous profitons de ce point de vue, qui si merveilleux m’apaise. Il ne manque que le silence.

Nous redescendons après un trop court instant passé au pied du Christ Rédempteur, qui surveille et protège.

Après quelques pas, nous prenons un taxi, direction le centre ville de Rio ! Après 5 minutes de routes, nous ne sommes déjà plus que trois à suivre (incluant le chauffeur)…

Demain, je sens qu’à 5h00 du mat, ça va encore jazzer!

Rio centro

Petite pause café… Dans un Starbucks. On a beau être au pays du café, ici ils ont le wifi gratis, et je vais pouvoir envoyer quelques news à ma chérie.

Nous reprenons notre chemin, et passons devant la reproduction (en plus petit) de l’Opéra de Paris, puis dans les rues piétonnes et commerçantes, qui sont effervescentes des populations de travailleur qui vont et viennent entre leurs bureaux, le tout ponctué par les charrettes de vendeurs de fruits, sucreries ou boissons fraîches.

Au détour d’une rue, nous entrons dans une église: tout est couvert de bois, peint de blanc et de dorures. Les statues elles aussi sont en bois, mais seule Marie est ornée d’habits. En effet, au Brésil, les statues sont de vraies poupées, habillées à l’aides d’habits en tissu, qui sont entretenus et remplacés au fil du temps.

Puis vint le quartier des restaurants, proche du port. Les tables sont posées au centre de la rue, les unes à la suite des autres. C’est très bonne ambiance, et la nourriture qui y est servie est excellente!

Nous déjeunons de riz (arroz) et de pommes de terres sautées, accompagné de crevettes servies dans une citrouille chaude dont le contenu (sauce orangeâtre) est absolument succulent.

Platdontjenesaispluslenom…. A base de crevettes, le tout est servi dans une citrouille bien chaude

Nous prenons le dessert un peu plus loin, à la « Cabaça Do Minho » dont les spécialités sont les produits de la mer. Je partage avec Paolo une Coupe de Glace à l’Avocat avec sa liqueur de Cacao, et Marine teste (mais alors vraiment légèrement) un flan au Dulce de Leite.


O Museu Amana

Nous avançons par la suite en longeant l’eau, en direction du Musée Amana (musée du futur), imaginé par Niemeyer. Son architecture assez surprenante (comme la majorité de son œuvre), a pour principale caractéristiques: l’originalité, l’espace, et la maintenance perpétuelle. En effet, il faut en permanence une équipe d’entretien pour repeindre les murs, et nettoyer les bassins… Le musé porte sur la planète, et les problématiques (de maintenance) d’avenir: environnement, économie, consommation, héritage…

Après un petit tour au musée, puis autour du musée, nous avançons vers la rue des artistes, où d’immenses pans de murs ont été décorés à coups de grafs.

Que de couleurs!

O Maracana

Enfin, nous trouvons un taxi (toujours adorable), qui nous fait faire un tour autour du Maracana… Ce mythique stade de foot est malheureusement fermé depuis les JO car ils n’était pas aux normes. Le propriétaire est actuellement en procès, pour le faire réouvrir… Lors de la séance de photo de Marine devant le stade, un footballeur fait rouler un ballon décoré vers Marine pour la pose. Marine a le réflexe de shooter dedans… Et de l’envoyer atterrir sur la route (4 voies) pour finir écrasé sous un bus… Beau malaise, et ma poupée éclate en sanglots. Mais plus de peur que de mal!

Maracana: une légende qui s’éteint.

Nous rentrons alors à l’appartement, en passant devant la cathédrale de Rio, le viaduc de Lappa, il est 16h30.

Ayant promis aux enfants de les emmener à la plage, nous nous sommes changés, puis nous sommes allé passer une demi heure à la plage. Le soleil est tombé (il est 17h), mais il ne fait pas nuit. Les projecteurs sur la plage sont allumés, un vent frais, marin, souffle, mais cela n’empêche pas les enfant de courir devant les vagues et se tremper jusqu’à la taille. Les vagues sont impressionnantes: les rouleaux font à peu près 2m, et se cassent à 20m de la rive. Les enfants ne sentent pas le danger, et profitent de ce moment de liberté.

Il n’y a pas de photo de ce moment, la plage n’étant pas un endroit sûr, il faut y aller les mains vides (juste un maillot et une serviette).


O Galeto

Au retour, douche et on se rhabille. Beth nous emmène dans un restaurant Galeto (poule), recommandé par la sœur d’Eduardo. Nous nous régalons de poulet, riz, frites et manioc, le tout accompagné d’un succulent jus de fruit frais, mix d’ananas et d’orange.

Les enfants sont crevés. Il est 19h45, et ils sont dans leur lit. Ils ont le droit de lire, le temps que je fasse fonctionner ma carte SIM locale (mon numéro est le +55 (21) 97572-7252, pour ceux qui veulent me WhatsApp). A 20h, je jette un œil par l’entrebâillement de la porte, et là, plus personne… Apparemment, leur nuit va être longue, pas la mienne!