Brésil: Cailloux & Compagnie

J15 – D’Ouro Preto à Nova Lima

Ouro Preto

Aujourd’hui, démarrage dans la douceur, avec un objectif qui se rapproche: la découverte de Belo Horizonte (ma ville natale). Eduardo nous attend à partir de 16hà Nova Lima chez lui, à 1h de route d’ours Preto, nous allons donc passer la matinée à continuer à visiter la ville d’Oural Preto (monter et descendre sur les pentes pour les fatiguer un peu), déjeuner sur place, et ensuite prendre la route.

Après un réveil un peu plus tôt que la veille, première épreuve: il n’y a pas d’au chaude… Les enfants doivent se doucher, et moi, je ne peux pas démarrer la journée sans une douche… Quand il faut y aller, faut y aller… L’eau est à 8°c, et arrive droit de la montagne. Brrrrrrr!

Après un petit déjeuner bien équilibré (comme d’habitude), nous prenons le départ dans la bonne humeur (même si Paolo a déjà mal au pieds, aux oreilles, aux cheveux, aux lacets de ses chaussures, parce que ça monte), nous nous dirigeons dans un premier temps vers un versant de la ville que nous n’avons pas encore vu, afin d’atteindre un église penchée sur les hauteurs. Nous faisons par ailleurs un petit détour avant, pour voir aussi de plus près un église proche de la pousada.

Le temps est gris et frais, et nous sommes en tenue « d’hiver » pour la journée. J’ai déjà un peu de fièvre, je ne voudrais pas que les enfants soient malades.

Froid de canard!

Je profite de chaque ouverture sur le paysage, pour capturer les merveilles qu’offre la ville au milieu des montagnes.

Les églises se ressemblent toutes un peu d’extérieur, mais ont chacune leurs particularités. Toujours est-il, qu’il est interdit de prendre des photos à l’intérieur, et c’est assez frustrant… Nous en profitons tout de même pour en visiter quelques unes.

Les panoramas sont toujours différents, et surprenants.

Je propose aux enfants de pousser un peu plus loin, pour aller voir à quoi ressemble la mine d’or de Santa Rita. Visite n’est qu’en portugais, et dure 1h30… Donc nous ne la faisons pas. Mais la responsable nous propose d’aller faire un tour dedans, de manière autonome, pour que nous puissions tout de même la découvrir! Nous avons donc emprunté un long tunnel qui se réduisait petit à petit en hauteur et en largeur… Nous nous sommes retrouvés coincé derrière un groupe de touristes qui suivent des explications, et nous avons dû rebrousser chemin… On se serait crû en sortie canyoning dans les gorges de l’Ardèche, en plein mois d’août (Raph, si tu me lis, on peut se faire une sortie quand tu veux!).

Mina Santa Rita

En tout cas, l’expérience a plu aux enfants qui ne voulaient plus sortir!

Marine en profité pour rapporter un souvenir (payé avec ses sous), une pierre de nuit (Pedra da Noite) montée en pendentif. C’est un bleu translucide très sombre, avec des paillettes à l’intérieur, révélant toute sa beauté au soleil.

Pedra da noite

Nous poussons un peu plus loin, pour voir une autre mine, la Mina Jeje, mais elle aussi en portugais, et non adaptée pour les enfants…

Mina Jeje

Midi, nous allons retentir notre chance dans le restaurant de la veille, en espérant qu’il y ait moins de monde! Pour cela, nous restons sur les hauteurs de la ville, afin d’emprunter un nouveau chemin.

Petit aparté: le plus impressionnant à Ouro Preto, c’est la pente des rues, qui sont pavées. Les brésiliens n’aiment pas les virages (sauf sur les autoroutes, au lieu de faire des lignes droites) et les rues montent droit dans la montagne. C’est impressionnant à plusieurs niveau: parfois il est difficile de tenir debout dans les pentes, et les rues sont empruntées par les véhicules, les motards doivent monter certaines rues en danseuse pour garder l’équilibre, ces rues pentes sont empruntées par tout type de véhicule (bus, vélo, motos, voitures, coccinelles de 1960 représentant 30% de la flotte de la ville…).

Comment les voitures font-elles pour tenir? (Non, elles ne sont pas collées)

Nous arrivons enfin au « O Passo », le passage, qui est complètement désert. C’est un bar/restaurant/pizzeria jazz, qui a une terrasse et de nombreuses salles différentes. Les enfants veulent se mettre en terrasse (choix qu’ils ont rapidement regretté). Nous avons mangé des pizzas accompagnées de jus de fruits (c’est une bouteille d’huile, pour les mauvaises langues! Je n’ai toujours rien bu, et ce n’est pas l’envie d’un bonne caïpirina qui me manque!).

Nous somme ensuite retournés à la pousada récupérer la voiture, et nous diriger vers Nova Lima.

Nous profitons à nouveau de points de vues, peu prisés des touristes qui restent près des églises…

Ouro Preto

Nova Lima

A 16h20, Eduardo nous attendait à l’entrée de son condominium: un lotissement géant (500 maisons environ), fermé, gardé par un service d’ordre, et dont les parties communes sont entretenues par des personnes dédiées. Après 5 bonnes minutes de route à l’intérieur du condominium, nous arrivons à la maison d’Eduardo: une magnifique villa, faite sur mesure, avec un jardin soigné aux petits oignons, un verger, des dépendances, un spa, et un gros chien (un gros nounours en fait)…

Eduardo nous fait faire le tour des lieux, et nous installe dans les chambres d’enfants: Les enfants dans la chambre de Doudou, et moi dans la chambre de Léo. Nous sommes comme des princes.

Eduardo doit aller à Belo Horizonte, pour un rendez-vous ce soir. Il me propose de l’accompagner pour me déposer dans un shopping center (il faut qu’on renouvelle un peu notre garde-robe) le temps de son rendez-vous, puis d’aller dîner au resto par la suite. Proposition adoptée!

Une exposition sur les dragons a permis aux enfants de se distraire, pendant que je flânais dans les allées.

Whouf!

Nous avons fini notre soirée dans une excellent pizzéria (restaurant de l’hôtel mercure), mais un peu tard. Les enfants, pour s’occuper, sont allés voir le pizziaolo, qui leur a fait une animation rien que pour eux: grimaces, jonglages, et bonhommes en pâte à pizza! Les enfants sont mêmes revenus avec des boules de pâte crue, pour s’amuser en attendant que le dîner soit servi!

Artistes de rue avec pâte à pizza

Nous avons eu par la même occasion de faire la connaissance d’Adrienne, qui est charmante et aime beaucoup les enfants (et c’est réciproque).

Eduardo et Adrienne

Nous sommes encore une fois rentrés bien fatigués, et ravis de notre journée.

Moi, impatient, attends tant bien que mal le lendemain, pour le premier contact avec ma ville natale. Vais-je l’aimer autant que ce que j’imagine depuis toujours ?