J4 – Voyage de Rio Janeiro à Ilha Grande
Angra dos Reis
Le before
Ce matin, c’est un peu mieux: les enfants se sont levés (enfin, je les ai entendus) à 5h45. Quand je suis arrivé dans leur chambre, les lits étaient déjà défaits…
Encore une fois, Beth nous reçoit comme des princes, le petit déjeuner est succulent. Ce matin, les enfants testent la banane cuite avec de la cannelle: Marine adore. Cette banane, qui se consomme exclusivement cuite au four, cuite avec sa peu, a la saveur et le sucre d’une patate douce et la texture d’une pomme de terre cuite à la vapeur. C’est doux, c’est bon et ça change du pain.

Bien que réticent, Beth me convainc d’emmener les enfants à la plage avant de prendre le bus. Nous allons donc marcher dans les vagues de Copacabana de 8h à 9h du matin, en profitant de l’air marin et du soleil qui est déjà très haut dans le ciel. La mer est d’azur, et les enfants jouent dans les vagues, qui font à peu près leur taille.
En rentrant de la plage, j’attrape mon portefeuille dans l’appartement, et repars aussitôt avec Beth et les enfants faire quelques emplettes: du liquide pour la suite du voyage, des havaianas (parce qu’ici c’est plus qu’un mode de vie), et de quoi grignoter pendant le trajet.
De retour à l’appartement. Une douche, trois pliages d’habits, un café plus tard, nous levons le camp, direction un arrêt de bus devant un hôtel à 50m.
On est parti
11h, nous sommes tous les 3 à l’arrêt de bus, et j’ai pourtant l’impression d’avoir fait 3km (Oui, Paolo ne porte pas son gros sac. Lors du départ en France, c’était juste pour la photo).
11h15, toujours pas de bus. Je commence à me demander si les brésiliens sont ponctuels (je n’ai pas besoin de réponse, c’est une question rhétorique).
11h16, il arrive, soulagement!
Nous chargeons nos affaires, montons et c’est parti pour plusieurs arrêts dans le grands hôtels de Rio. Après 3 arrêts nous nous dirigeons maintenant depuis 40 minutes vers le nord de Rio (Ilha Grande est au sud), pour arriver à l’aéroport de Rio. Les enfants n’ont pas résisté aux dons bercements provoqués par les coups de freins et de volant de chauffeur de bus.

Après une pause de 20 minutes pour se restaurer à 13h30, nous continuons la route, secoués par les virages pris (sur deux roues) à 90km/h sur une petite route de montagne. Nous n’avons pas été malades, c’est un miracle!
Nous arrivons finalement à Angra dos Reis (la crique des rois), ou nous profitons de quelques minutes pour faire le tour du port.
Angra dos Reis
A 16h, notre navette est là. Nous montons, prêts à lever l’ancre. La mer est d’huile, et la vue sur la crique au départ du bateau est saisissante, malgré le temps assez nuageux.
Enfin, la mer est d’huile, je me comprends. A quelques kilomètres de la côte, le bateau libère ses 600 chevaux, sur une eau qui ressemble à des montages russes (ou brésiliennes pour le coup). Le bateau saute, on ne peut tenir debout, le capitaine rappelle à l’ordre les enfants pour qu’ils restent assis et qu’ils se tiennent. Il sont ravis, malgré le vent, les éclaboussures et le froid!
Enfin, nous arrivons: la vue est magnifique, digne d’un carte postale. Nous débarquons dans une petite crique, bordée d’une plage de sable fin sur toute sa longueur, avec d’un côté un port de plaisance et de pêche. Il est environ 17h, et la lumière devient de plus en plus faible.
Le paradis! (Oui, il y a aussi des montagnes!)
Je charge Paolo des deux petits sacs à dos (celui de Marine et le sien), Marine porte son gros sac sans rechigner, et je porte mon gros sac, le gros sac de Paolo et mon petit sac à dos. J’ai environ 40kg sur les épaules, supportés par un sac qui a environ 25ans. Ca tire sur les épaules et la Poussada Naturalia est bien plus loin que je le pensais. Après 20 minutes de marche et une dernière montée de 100m, nous sommes accueillis dans une charmante construction faite de bois, intégrée dans une forêt luxuriante, au milieu de la faune et la flore locales. Nos hôtes, français, nous accueillent chaleureusement et nous proposent de nous reposer un peu avant de découvrir les lieux.
Le paradis
Il nous offrent alors un verre de jus, mais pas n’importe lequel: un verre de jus de cacao. C’est doux comme du lait, légèrement sucré, ça n’a pas d’odeur et ça passe tout seul.
Nos hôtes en profitent pour proposer des activités pour les deux jours à venir: plages, cascades, piscines naturelles à voir, randonnées à pieds ou en bateau. Le programme est fait pour dimanche et lundi!
Nous montons ensuite dans notre chambre, et admirons la vue… Dans le noir…
Les enfants voulant aller se baigner, le compromis est que nous mettons nos tongues, pour aller marcher dans l’eau. Ils sont ravis, on en profite pour aller faire le tour du village. Les enfants sont trempés, mais ils s’éclatent et semblent heureux.

Nous terminons la soirée dans un restaurant de l’île, recommandé par les responsables de la Pousada: « Las sarrentinas ». Ils y servent des grandes ravioles, accompagnées de sauces en tout genre.
Paolo prend des sarrentinas au saumon et un jus de Maracuja (fruits de la passion), Marine en prends tricota épinards et un jus de manga (mangue), et je me laisse tenter par gorgonzola et noix et un jus d’abacaxi (ananas). Le tout est accompagné d’une sauce tomate et mascarpone, puis saupoudré de fromage râpé du Minais. Un régal ! Mais aucun des deux monstres ne peut finir son assiette (alors je m’en charge!).
Sarrentinas
De retour à la Poussada Naturalia, nous nous rinçons les pieds et je couche mes deux poids sauteurs (20h30). L’avantage, c’est qu’à heure à laquelle je vous écris (21h40 à Ilha Grande), il n’y a aucun bruit dans la chambre. Quoique, il y en a peut être un des deux qui a réussi à dominer l’autre, je vous laisse je vais jeter un coup d’oeil!
C’est bon, tout le monde dort! Il est 23h, je vais me coucher. Je vais me mettre dans le lit simple, le lit double étant squatté…




















